dimanche 21 mai
Perdition
certaines motivations sont seules et bien intrisèques, mais confrontées à l'air pollué, c'est à dire aux regards des autres, si impurs et ignorants soient-ils, il y trouveront toujours du référenciel, du néo-trash, du pseudo-burtonesque. et finalement, le souffle d'inspiration brut et primaire se transforme dans les connexions nerveuses humanitaires en "eh les gars r'gardez z'avez vu hein moi aussi je sais faire ce genre de trucs", et tout ça à cause des rayures, des spirales et j'en passe. mais ces regards aux intentions bien banales trouveraient-ils ça beau et agréable, kifferaient-ils leur race ou prendraient-ils leur pied dans quelque chose qui ne s'apparenterait pas à de l'innocence malsaine bariolée?
mais on revient constament au superficiel, encore et toujours.
alors si on déprime, on appelle matthew barney et pas bettlejuice (même si j'adore ce film de burton, et que j'ai quand même parfois du mal avec l'esthétique de l'art vidéo de barney, mais, comme je l'ai dit quelquepart, l'important n'es pas la perception, sauf quand on s'adresse à l'humain médiocre dans sa qualité de contemplateur de sa personne qu'il essaie vainement de comprendre pour pouvoir se mesurer à ses soi-disants semblables, et donc à l'échelle cosmique) (pauv' con).
le fait, finalement, que la génération dont je fais partie (ados vieillissants qui se retrouvent confrontés de plus en plus à la dure réalité du boulot-métro-dodo version sarko-villepiniste) se voit attirée par le burtonesque quelque peu déformé provient peut-être du fait que les personages créés par notre cinéaste adoré sont des mutents, soit des adultes sans l'être, toujours dans la glauque innocence bien-aimée, ou simplement des enfants confrontés au gore, au goth et au surnaturel (dans les deux cas d'ailleurs), reflètent assez bien notre envie de cracher à la gueule de nos vieux, sans faire la guerre pour autant. mais là, je crois que je me trompe complètement.
si j'arrêtais la branlette intellectuelle, j'en viendrais sûrement à une conclusion qui se cherche, encore une fois, donc, stop.
tout ça pour dire que quand je fais du burtonesque, je le fais pas trop exprès.
(et puis d'abord, quand on voit une spirale psyché on pense automatiquement à burton et pas aux zinzins de l'espace, ce qui est quand même nettement plus psyché dans le genre) (la spirale des zinzins de l'espace ça m'hypnotise grave)
edit: au secours je suis atteinte d'un syndrôme burtonesque sans le vouloir: mes cheuveux se spiralisent sans au cune contribution de ma part, quelle horreur c'est affolant surtout après avoir pensé tout ça.
samedi 13 mai
capharnaum de péripathéticiennes
bordel! que diable! brave canaille! honête rustre!
(existe-t-il des dicos implantables dans la mémoire, ou est-ce moi qui ait la hantise du mot mal orthographié, je ne lis plus assez peut-être allez tous vous faire manger par cthulhu bande de nazes enfoirés)
(c'est fou ce que les insultes peuvent sortir naturellement et rapidement)
how i love this picture
vendredi 05 mai
yes, she is.
(will you or won't you want me to make you?)
yeah.
(for you may be a lover but you ain't no dancer)
number nine:
what i'm meaning right is just my intention to make you please at me and to cry with your fears but especially when it's done i fing myself like a dizzy cat gloomy and lost in a whirl (but that's enough) what i'm trying to say is not just my intention but i please you now when you are making me a fool, please, have sympathy to the parents and the world spread its legs for another fuckin' star ("cause i am the all american antichrist, i was made in america, and america hate me for what i am, i am your shit, you should be ashamed of what you have eaten") my monkey were in the backstage this story about that search of the man who made the girl who sang it and the monster who stole it ("we'll remember you forever eddie through the sacrifice you made we can't believe the price you paid for looooove") ya know lately i find myseld smashed against a whale deeply drowned in the black ocean ("when will it be time to document do it now submarine) her sink was elbanimretni (thet was poland speaking) ya know my real name means "silver ring" and if the bastard wasn't here "fishbein" but i don't now cats are making jazz music number 9 number 9 number 9 number 9 number 9 number 9 number 9 number 9 etc...
lundi 01 mai
i told you 'bout the tim burton's field
(you know the place where nothing is real)
le train avait une de ces couleur bleu-lila-dégueuli-de-on-sait-pas-trop-quelle-créature-étrange, ce qui ne semblait affecter nullement ma martenelle, qui était côté couloir (je me dérouille toujours pour avoir la fenêtre), et qui n'avait pas souvent l'occasion de lever les yeux vers cette immonde déco,occupée à corriger des copies de génies de 14 piges avide de culture musicale.
" regarde ce qu'ils m'ont mis ceux-là*
-Jamie Handricks?! roh les cons
- ...
- "il revendique la guerre" ?! " oud stock"? il abuse quand même le p'tit Gary"
(Gary c'est un élève auquel j'ai parlé 3 fois dans ma vie et qui arrêtes pas de parler de moi à sa prof de msique préférée, à ce qui parait j'ai un très grand pote) (et il s'appelle vraiment Gary)
et donc, obligé, le film. alors les paysages entre montpellier et toulouse, en passant par sète, avec the glass onion, bungalow bill, Mr.Kite, wild honey pie (i Love you yeh honey pie oooh), et tous leurs amis (ouééé soyons fous soyons niais) c'est bien psyché mesdames messieurs. c'est fou come ça peut devenir intéressant de ne rien faire dans ces cas-là, et de se réveiller à chaque coquelicot qui passe. faire fonctionner mon imaginaire je kiff ma race t'as vu. et les beatles aussi.
(à chaque fois que j'écoute bungalow bill, je me représente le john en train de marcher par grandes enjambées chaloupées dans le tim burton's, comme un ralenti, mais le pauvre il a une toute petite tête)
samedi 29 avril
what is and what should never be
cette nuit j'ai rêvé que mon prof d'arts-plastiques m'apprenai à monter un escalier en colimaçon comme il était d'usage au XVIII° siècle.
mercredi 26 avril
Passons du rouge au froid
i am he as you are he as you are me et on connait la suite.
problème de rien à dire, mise à part le bouquet de nerfs qui me scie les empreintes digitales, et puis hier j'ai j'ai trouvé des chaussures à talons bleues dans une poubelle, à ma pointure en plus les salopes, alors tout à l'heure je me suis déguisée en babs-goth-class-mauvais goût.
je viens d'entretenir une fissure temporelle qu'il y avait dans le 3° tiroir, à savoir un amas de lettres dont la plus récente doit dater de 2002.
alors c'est officiel: mes amies de l'époque étaient toutes des petites connes, et je m'en veux de ne pas avoir été plus intelligente pour comprendre que la solution c'était d'être associale dans ces cas-là.
ouais mais bon, j'ai rencontré une autre fissure, dans le même tiroir, plus récente, un bloc-note qui date de quand j'étais in love, bref, la grosse déprime, semi-goth-neo-trash-sors-pas-de-chez-toi-tu-pourrais-croiser-ce-connard-alors-que-ta-gueule-t'es-trop-mal-dans-ta-peau-parce-que-t'as-pas-des-fringues-goth-vas-y-souffre. en gros.
oui bon moi aussi j'étais conne, mais pas de la même façon: conne parce que pas le choix, parce que personne d'intelligent pour tirer vers le haut.
je trouve que Kandinsky était un peu trop nombriliste, même si ça se voit pas trop, c'est quelquechose qui dégouline, et à force on voit que ça (je suis en train de lire son bouquin "du spirituel dans l'art" qu'il dit, vieux néo-dada va).
la seule raison de vivre de ce texte ici présent, c'est de virer temporairement le dubonnet, parce que j'en ai marre de le voir à chaque fois que j'ouvre la page de ce putain de pseudo-blog qui sert à rien, et arrêtes donc de définir des styles, ça sert à rien non plus, c'est de la prise de tête branlettiste pour essayer d'avoir un semblant chatoyant de culture contemporaine.
oups, l'hypocrisie me rattrape, je le savais, je deviens corrompue moi aussi.
bon maintenant je vais faire une image je reviens bande de nazes.

je sais c'est pas psyché pour un rond, mais j'en ai plein d'autres en réserve, croyez-moi.
un jour on parlera de léger, ça arrivera faut pas s'en faire.
mais bon c'est trop jouissif d'être chiant.
en attendant je vais regarder la rediff de tracks, le radiateur n'a plus lieu d'être mon pote.
samedi 08 avril
laule ême dé aire
dimanche 02 avril
Pâte de couing et chewing-gum à l'oignon
(vendredi soir)
Le soleil dans mon dos me rogne les omoplates et les épaules. J'ai mal; il fait comme de la farine grillé passée au pressoir avant de la moudre.
Un état des choses fait que je ne survie plus; le silence que je pourrais apprécier me fait une épée reliant ma glotte à ma rate, incapable de quoi que ce soit d'élémentaire, comme couper le cul d'une salade pour pouvoir la manger (acte véridique). et encore, on est passible d'absence de comparaisons, ça délasserai. Mais il manque la pièce sonore avec un plafond psychédélique, un piano pour s'allonger dessus et des potes pour jouer et renvoyer les gueules respecives.
Un état des choses fait que je ne suis capable que de m'allonger par terre. j'ai fait l'expérience de ne penser strictement à rien, et d'arriver nul part. allongée dans l'herbe, face contre ciel, la tête dans les branches. l'Instant Présent. et rien d'autre. mon corps (mes poumons, mon foie, mon estomac toujours vide), le ciel, le bruit, les nuages, le vent, les herbes hautes, les bouteilles les paquets de clope, les cailloux noirs, les brindilles en spirale. malgrès ms efforts de concentration pour aller vers quelquechose de plus occidental-émotionnel-sentimalo-urbainiso-citadin, je retais vide et sans volonté particulière, voir pas du tout d'envie.
Un état des choses a fait de moi un demi-légume.
cette pièce est si paisible. si propice à mon imagination, et pourtant je suis tiraillée par l'idée qu'il ne faut pas que je vive dans cette maison, je veux les quitter, le plus vite sera le mieux. mais dans cet état des choses-là, je suis la dernière des abruties.
C'est pas naturel que je sois ici.
C'est décidé.
Je veux rater ma vie.
STOP. DADA EST MORT
DADA N'EST PAS LE MESSIE
DADA N'A JAMAIS EXISTÉ (mais ça c'est plutôt dada dans le genre)
MAIS dada n'est jamais grotesque par ce que justement il est dada, et qu'il assassine l'absurde
Il est un dictateur à la semelle éclairée qui écrase avc soin nos orteils les plus fertiles à la niaiserie.
dimanche 26 mars
joyeux 26 à tous ceux qui fêtent le 26 le dimanche.
pour les autres, à mercredi 26 prochain
on admire le cliché bande de nazes.











